Guinée, investiture : la « short‑list » qui divise, les artistes triés au cordeau

Le 17 janvier 2026, le grand stade de Conakry, en haute banlieue, accueillera la prestation de serment du président Mamadi Doumbouya. Mais avant ce moment solennel, un show XXL promet de divertir le public : une dizaine d’artistes en cinq heures, chacun minuté à la seconde comme à l’usine.
La « short‑list » des artistes vient de fuiter… et elle fait plus grincer que chanter. Qui sera sur scène ? Qui restera sur le carreau ? Au programme, des têtes d’affiche que le public connaît bien : de Soul Bang’s à Manamba Kanté, en passant par Takana, Singleton et Azaya. Un casting prestigieux, certes, mais déjà source de mécontentement dans les coulisses.
Griots, chanteurs oubliés, troupes de danse et humoristes dénoncent un choix jugé trop serré et arbitraire. Certains évoquent un filtrage à tendance politique, renforcé par une programmation millimétrée où chaque seconde compte.
La culture guinéenne se retrouve ainsi partagée, entre fierté de voir des artistes proches du pouvoir sur scène et amertume face à l’exclusion. Cette investiture, qui aurait pu être un chant d’union, risque de résonner comme un air discordant pour certains acteurs culturels. Dans ce grand spectacle, la « short‑list » a fabriqué des frustrés… et des artistes qui n’auront pas leur quart d’heure de gloire.
À suivre.
